Sauvons l’UEM…
Jeremy | 12 février 2009 | 13:43…de l’inertie avec laquelle D.Gros et sa majorité traite ce sujet. C’est tout l’objet du courrier que j’ai envoyé aux élus de la CA2M.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Vice-présidents,
Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Vous n’ignorez pas que la ville de Metz et indirectement les communes de l’agglomération ont historiquement bénéficié, dans une situation convenue, de bons équilibres, laissant à la ville centre les charges de centralité et aux communes périphériques leur totale indépendance et liberté de gestion.
La bonne santé de l’UEM a, pour une grande part, permis à la ville de Metz d’assumer ces charges qui profitent à tous (Musées, Théâtre, Conservatoire, Beaux Arts, Gymnase St Symphorien, Arènes…). C’était naturel et dans l’ordre des choses puisque les résultats de l’UEM, qui bénéficient à la ville, dépendent partiellement des produits des clients situés sur le territoire des communes de l’ancien district, aujourd’hui de l’agglomération.
C’est le législateur qui a provoqué l’évolution de ces équilibres en créant les communautés d’agglomération. La CA2M, ainsi née, a progressivement pris en gestion certains grands équipements, et naturellement, la ville de Metz a vu amputer son attribution de compensation à due concurrence.
Parallèlement, l’UEM a toujours permis à la ville de bénéficier de ses résultats obtenus de l’époque, récemment éteinte, où le statut de régie lui offrait un confort de gestion dans un périmètre de monopole et une défiscalisation de ses résultats. La déréglementation du secteur de l’énergie et la législation européenne ont imposé à la ville, fin 2007, une évolution loin d’être neutre, tant à court qu’à long terme, pour la pérennité de l’usine et l’efficacité de ses résultats, désormais fiscalisés, et donc pour les finances de la ville de Metz et des communes de l’agglomération.
Les débats que nous connaissons à Metz sur la fiscalité sont scandaleux, car fondés sur des fausses justifications et occultant totalement le débat, pourtant essentiel, sur l’UEM.
L’absence d’ambition et de stratégie pour l’UEM du Maire de Metz et de son équipe nous entraînera dans des impasses irréversibles.
En effet, l’UEM seule, dans un monde de l’énergie déréglementé, va vite être trop petite pour résister à la domination des géants du secteur de l’énergie.
Or, à ce jour, l’UEM ne produit que 20% des besoins énergétiques de ses clients. Aujourd’hui, et jusqu’en 2012, c’est grâce à un contrat extraordinaire avec EDF qu’elle acquiert les besoins complémentaires.
Les moins prochains, seront ceux où l’UEM va vous demander de prolonger les contrats de domanialité pour lui permettre de poursuivre son exploitation sur votre périmètre communal. C’est très important pour elle, comme il est important, qu’elle s’adosse à un grand opérateur énergétique et ainsi bénéficier de capacités de production et d’innovation pour le futur.
Là est une clé majeure de nos potentialités pour demain pour Metz et toutes les communes de l’agglomération. Aussi, face à ce constat de carence de la nouvelle municipalité messine, les élus de l’agglomération ne peuvent subir cet état de fait et doivent exiger la création d’un syndicat intercommunal pour l’électricité, tel qu’il est suggéré par le législateur. Ce faisant, nous pourrons proposer, maîtriser, contrôler l’évolution nécessaire et vitale de l’UEM, comme source de richesses importantes pour tous.
Je vous prie de croire, mes chers collègues, en l’expression de mes sincères salutations.






