Une nuit blanche pour bien des nuits noires…
Jeremy | 1 octobre 2009 | 17:05Le point à l’ordre du jour concernant la nuit blanche lors du dernier conseil municipal intervenant après notre départ de la salle, je vous livre l’intervention que j’avais prévu de faire:
“Dieu sait qu’à mon âge, j’aime les nuits blanches. Mais celle que vous prévoyez d’organiser le 2 octobre prochain me semble aussi démesurée que l’augmentation des impôts que vous infligez aux messins. Sans doute votre emploi du temps de maire de Metz ne vous permet plus d’arpenter les rues de notre ville, aussi je me permets ce soir de me substituer à la majorité de nos concitoyens qui s’interrogent sur le coût astronomique d’une nuit blanche alors que vous êtes la cause de bien des nuits noires pour celles et ceux qui verront leurs fiches d’impôt augmenter sans raison dans deux mois. Certes, le programme de cette fameuse nuit est alléchant, aussi dense que déclamatoire. Fallait-il pour autant dépenser 566 000 euros pour une nuit ? Ne devait-on pas faire moins onéreux ? Je le crois. Cette politique qui est la vôtre est aussi étrange que stérile. Evidemment, je souhaite que les messins puissent s’éclater le 2 octobre mais faire la fête un soir de démagogie ne peut faire oublier que le Centre Pompidou Metz sera ouvert dans quelques mois. La Nuit Blanche aurait pu être le prélude à une formation à l’art contemporain. Car si l’art contemporain n’est pas accessible a priori, il est malheureusement dissuasif a priori également, il suffit pour cela d’être sur le terrain pour s’en rendre compte. L e Centre Pompidou Metz ouvrira ses portes dans quelques mois et une nuit blanche à plus d’un demi million d’euros n’établira pas un lien entre les messins et l’art contemporain, au contraire, ce type de fantaisie les éloignera de la curiosité qui construit l’éducation culturelle en la matière. Car rien n’est prévu pour éduquer nos concitoyens à la déferlante Pompidou. Constellation fut un essai. Mais décidément, la ville de Metz à travers sa nuit blanche n’est plus qu’un copié collé de la nuit blanche parisienne. Triste sort pour une citée longtemps visionnaire….”






