Cérémonie des voeux
Jeremy | 7 janvier 2010 | 23:13Dominique Gros présentait ce jour ses voeux aux forces vives de la ville. Je dois la vérité de dire que j’ai trouvé la tonalité de son discours cette année plus interressante que celui de l’année dernière. Lors du précédent exercice, il nous avait livré un discours moralisateur sur l’argent, la finance, le capitalisme. Cette année, le thème retenu était celui de “l’identité messine”. Le sujet mérite d’être posé de la même manière que le débat national sur l’identité française est pertinent. Cela est d’autant plus vrai pour une ville de durée, d’harmonie comme Metz. Une ville au passé et au patrimoine si riche. C’est, à mon sens, en raison de cette histoire si singulière que Metz ne peut être gérée avec dogmatisme et idéologie. Les messins sont des modérés tenaces! Quant à l’avenir, le Maire de Metz a parlé, à juste titre, du développement de la ville vers le Nord. Vers cet axe Metz-Thionville. Je regrette que cette perspective s’arrête à la frontière et qu’une nouvelle fois l’ambition transfrontalière et donc européenne de Metz soit remisée.







Cher M. Aldrin, Vos efforts consensuels, en ce début d’année 2010,
Au gui l'an neuf | 9 janvier 2010 | 12:11Cher M. Aldrin,
Vos efforts consensuels, en ce début d’année 2010, vous honorent : espérons qu’ils trouveront grâce en caressant l’égo du Maire pour une meilleure prédisposition à votre égard !
J’éprouve personnellement un sentiment plus mitigé en analysant ce même discours dont la thématique me semble prioritairement motivée par le souci de légitimer dans l’opinion l’origine… non messine de M. Gros…
Certes, sur la forme, la musicalité des mots associée à la bonhommie des images véhiculées dans les esprits étaient de nature à rendre cet exposé fort sympathique à nos yeux et à nos oreilles (N’en doutons pas, un bon Dircab armé d’une fine plume, un service de Co efficace sont les alliés les plus précieux d’un haut dirigeant…).
Avouez quand même que sur le fond cette dissertation sur l’identité messine reste malgré tout très superficielle et, au niveau d’un élève de 1ère, je crains qu’elle n’aurait mérité guère plus qu’un petit 10/20 de complaisance…
Quid en effet de la citoyenneté active ou passive, des droits et des devoirs du citoyen messin, des attentes du citoyen messin et des rôles et des missions de la cité dans l’attractivité, l’accueil, l’épanouissement, la protection et l’accomplissement social et sociétal de chaque individu de la cité dans le respect des principes de notre nation que sont la Liberté (circulation, expression, etc.), l’égalité (devant l’impôt notamment…), et la fraternité (sans disctinction d’appartenance sociale notemment…) ?
Et les plus défavorisés d’entre nous, les SDF, les chômeurs et les sans-emplois, les smicards, les personnes âgées à faibles ressources… ne pouvant financer un séjour en maison de retraite, etc., est-il acceptable qu’ils aient été « absents » de la pensée de notre Maire apparemment plus préoccupé à satisfaire la complaisance des 700 convives triés sur le volet pour représenter une frange de notre bourgeoisie Messine dont le cœur est à gauche mais le portefeuille à droite…
Quel est donc le coût de cette réception mondaine sur fonds de musique de chambre contemporaine au château : sans doute proche de 30.000 euros à en juger par l’achalandise et la variété des buffets sans rapport aucun… avec les « pots d’honneur » traditionnels offerts par la municipalité en cours d’année !
N’est-ce pas aussi cela la face cachée de… l’humanisme socialiste ?